2015-2018

Étude d’une nouvelle identité sociale : Est-il possible de s’identifier aux animaux en tant que groupe social?

Ce projet de recherche était notre premier à étudier la notion d’identification aux animaux; nous nous sommes d’abord concentrés sur la dimension de solidarité envers les animaux. La solidarité envers les animaux réfère au lien psychologique qui nous lie aux autres animaux et qui implique d’être engagé envers eux. Dans une série d’études utilisant des devis corrélationnel, quasi-expérimental, expérimental et longitudinal, la solidarité envers les animaux prédisait des attitudes plus positives envers les animaux, et ce, au-delà d’échelles mesurant d’autres identités sociales très larges (e.g., identification à l’humanité et à la nature). La solidarité envers les animaux était aussi associée à des différences individuelles et à des manières de penser plus flexibles et inclusives, telles qu’une tendance accrue à l’anthropomorphisme et plus d’empathie, et à moins de préjugés humains (i.e., âgisme plus faible). Les propriétaires d’animaux domestiques (comparativement aux non-propriétaires) de même que les végétariens (comparativement aux omnivores) rapportaient aussi une plus forte solidarité envers les animaux. Le fait d’activer expérimentalement les similarités humains-animaux ou de percevoir spontanément ces similarités prédisait une plus forte solidarité envers les animaux. D’ailleurs, une série d’étude a permis de démontrer que ces similarités humains-animaux étaient associées à une plus faible tendance à percevoir que les humains sont supérieurs aux autres animaux, et que ce lien négatif entre les perceptions de similarités humains-animaux et de supériorité humaine opérait via une identification accrue aux animaux. Finalement, des études corrélationnelles ont démontré que les contacts avec les animaux domestiques sont associés à une plus forte identification aux animaux de même qu’une anxiété plus faible face aux animaux en général; ces mécanismes psychologiques prédisaient, en retour, des attitudes plus positives envers les animaux (e.g., moins de spécisme).

Membres de l’équipe

Chercheure principale:

– Catherine Amiot

Collaborateur :

– Brock Bastian

Autres personnes impliquées :

– Ksenia Sukhanova
– Béatrice Auger

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